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Le Maroc trouve sa stratégie pour se passer du blé ukrainien et russe

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Pour s’approvisionner en blé, le royaume du Maroc se tourne vers d’autres marchés à défaut de pouvoir s’approvisionner en Russie et en Ukraine. Outre la France, les autorités marocaines se sont tournées vers des pays d’Amérique Latine pour couvrir leurs besoins en blé.

Alors qu’il est déjà frappé par des vagues de sécheresse, le royaume du Maroc, comme quasiment tous les pays du monde, subit les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Assaut ayant débouché sur une guerre qui a duré plus de cent jours et qui menace certaines régions du monde, dont l’Afrique, d’une grave crise alimentaire. L’ONU a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme.

Seulement, ces aléas n’ont quasiment eu aucun impact sur l’approvisionnement du marché marocain en blé. C’est l’assurance donnée par le ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mohammed Sadiki. Ce dernier a précisé que les seuls changements intervenus ont concerné les marchés émetteurs d’exportations vers le royaume du Maroc qui dépendait en grande partie du blé ukrainien et russe.

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Selon ce membre du gouvernement, le royaume s’est tourné vers d’autres marchés. Le Maroc, qui a pris l’option de multiplier ses fournisseurs en cette denrée, a importé du blé à partir de 25 pays répartis entre l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique Latine et l’Asie, indique-t-on. Par exemple, en mai dernier, le Maroc a importé de France pas moins de 146 000 tonnes de blé tendre. Outre l’Hexagone, le Brésil et l’Argentine ont assuré 41% des importations marocaines jusqu’au mois de février dernier.

« Notre pays a adopté une stratégie basée sur la diversification de l’approvisionnement pour éviter tous les facteurs pouvant avoir un impact sur le marché national », assure le ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts. Toutefois, déplore Mohammed Sadiki, les prix du blé dur dans les principaux pays émetteurs, comme la France et le Canada, demeurent très élevés. Il assure que les services compétents étudient les voies et moyens d’alléger l’impact des prix de cette céréale sur le pouvoir d’achat des Marocains.

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