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Divertissement

Angélique Kidjo et Ibrahim Maalouf célèbrent le mariage de l’Afrique et du Moyen-Orient

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Énumérer les trophées respectifs remportés au cours de leur carrière par les deux protagonistes de Queen Of Sheba a de quoi impressionner : cinq Grammy Awards pour Angélique Kidjo ; deux Victoires de la musique, deux Victoires du jazz et un César pour Ibrahim Maalouf. Mais c’est à travers un autre prisme, moins formel et plus proche de leurs personnalités, qu’il convient plutôt de regarder cette aventure musicale commune concrétisée par un album.

Tous deux appartiennent à la catégorie des musiciens hyperactifs, à la limite de l’ubiquité, passant avec une agilité rare d’un projet à l’autre, parfois même diamétralement opposés, sans jamais se perdre. Mieux : avec eux, cela semble toujours faire sens, sur le fond comme sur la forme, comme si leur présence ici et là était naturelle, inéluctable, prédestinée. Un rôle de catalyseurs, de “bougeurs” de lignes, de casseurs de frontières, en veille permanente et à 360 degrés. Chez eux, la notion de limite n’est pas même concevable. Celle du challenge, en revanche, est omniprésente. Une force motrice.

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Deux artistes touche-à-tout

Du registre latino 70’s de Celia Cruz, diva du Fania All Stars de Ray Barretto et Johnny Pacheco, à celui afropop-afrobeat de Mother Nature (avec Yemi Alade et Burna Boy), via une adaptation de l’album Remain in Light de Talking Heads, la chanteuse béninoise a arpenté la planète musicale dans tous les sens ces dernières années – avec un égal succès.

Idem pour le trompettiste franco-libanais touche-à-tout, jamais là où on l’attend (pour ses quasi-débuts discographiques à 22 ans, il cosignait avec une organiste l’album Ô Jésus, que ma joie demeure) qui s’est offert une nouvelle fois l’AccorHotel Arena de Bercy à Paris et ses 12 000 spectateurs en avril, après un album hommage à Dalida.

Ibrahim, le partenaire idéal

C’est à l’époque de son disque consacré à Oum Kalhtoum, l’une des voix les plus célèbres du monde arabe, qu’il a été contacté par Angélique Kidjo, consciente qu’il était temps de prendre l’initiative afin que leurs trajectoires parallèles puissent converger. Celle qui est régulièrement citée parmi les femmes africaines les plus influentes travaillait sur une figure féminine de l’antiquité : la reine de Saba.

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Pour la célébrer sur le plan musical, Ibrahim était le partenaire idéal. À partir des sept textes qu’elle a écrits en yoruba et qui se rapportent à autant d’énigmes, il a composé des musiques qui embrassent différentes cultures, au-delà du jazz et du groove africain auxquels on serait parfois tenté de les réduire.
L’ensemble a d’abord été éprouvé en live, avec des orchestres symphoniques.

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