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Kayawoto, la belle révélation du rap burkinabè

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Au Burkina Faso, s’il y a un artiste qui défraie la chronique à chacune de ses sorties, c’est bien le jeune Kayawoto. Depuis la sortie de son premier album Maouland, il y a à peine un an, l’artiste fait des concerts à guichets fermés dans les salles les plus célèbres de la capitale. Chacun de ses déplacements dans les villes du Burkina Faso est un événement. Pour Kayawoto l’objectif visé est le sommet.

Il est l’un des rares artistes musiciens burkinabè à avoir fait le plein au Palais des sports de Ouaga 2000 et ses 5 000 places. Abdoul Kaboré à l’état civil, Kayawoto est l’une des étoiles montantes de la musique moderne burkinabè. « Kayawoto veut dire ici c’est comme ça » en mooré. C’est aussi le nom de mon grand-père. C’est quelqu’un d’accueillant qui considère les gens qu’il rencontre comme sa famille. Il m’inspire beaucoup. »

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Avant de se lancer dans la musique, Kayawoto est passé par plusieurs métiers : orpaillage, électricité automobile, restauration, apprentissage dans les ateliers, pour finalement se retourner vers ce qui l’a bercé depuis son enfance. « J’ai grandi avec deux frères, un qui écoutait du reggae et l’autre du hip-hop. À travers le temps, j’ai su que c’était dans mon sang. » Kayawoto s’est lancé dans le rap avec une touche locale. S’exprimant en mooré, la langue la plus parlée au Burkina Faso, l’artiste aborde tout ce qui touche à la jeunesse. « Aujourd’hui, il y a des jeunes qui traversent la mer et le désert pour rejoindre l’Europe. Moi, je veux donner l’espoir à cette jeunesse et lui dire qu’on peut réussir au Burkina. »

Révélation de l’année

Découvert il y a quatre ans à l’occasion de l’enregistrement d’une compilation consacrée aux jeunes rappeurs, Kayawoto a déjà à son actif une douzaine de trophées, dont ceux du meilleur rappeur de l’année, de la révélation de l’année ou du meilleur clip de l’année obtenus avec son premier album. San Remy Traoré est son producteur et manager : « Nous avons découvert Kayawoto à travers une compilation que nous avons lancée il y a trois ans. On avait entrepris de produire une compilation qui allait révéler les jeunes rappeurs du Burkina Faso. Quand il a fait ses premiers freestyles, on a compris qu’il allait contribuer à la réussite du projet. »

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L’artiste est un provocateur. Son credo, sortir des sentiers battus. Son dernier clip Selamin est interdit de diffusion avant 22 h TU sur les chaînes publiques et déconseillé aux adolescents par le Conseil supérieur de la communication. Mais pour Kayawoto, l’aventure ne fait que commencer. L’artiste vient d’achever sa tournée en Europe.

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