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Divertissement

BKO, le quintet qui offre à la musique malienne de nouvelles perspectives

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Lorsqu’ils se sont retrouvés fin mars, après l’épisode Covid qui les avait tenus éloignés les uns des autres comme des scènes internationales pendant deux ans, les quatre musiciens maliens de BKO et leur acolyte français envisageaient leur avenir proche avec un enthousiasme que l’on peut deviner : une dizaine de concerts en Suisse et en France, en guise de remise en jambes avant la sortie ce mois de juillet d’un album fin prêt, Djine Bora.

En attendant d’être en mesure de se produire à nouveau en live avec sa formule détonante, BKO (trois lettres qui désignent l’aéroport de Bamako dans le code de l’aviation internationale) donne la sensation de s’être complètement libéré sur son troisième album : une énergie rock, sinon punk, au-delà encore de que proposent par exemple ses compatriotes du Bamba Wassoulou Groove.

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Des habitudes modifiées

Contrairement à ce qui avait prévalu sur Bamako Today (2014) et Mali Foli Coura (2017), il a préféré cette fois laisser le collectif faire ses choix et décider plutôt que confier la réalisation à un intervenant extérieur. Avec le temps, les musiciens se sont approprié les outils technologiques leur permettant de transformer le son du donso ngoni des chasseurs et du djeli ngoni des griots, deux instruments traditionnels.

Avec ce que l’amplification et ses effets peuvent impliquer, modifiant l’approche et les habitudes des musiciens : moins de notes, un autre mode de jeu et au final une autre mélodie. « Voir une mini-guitare comme le ngoni qui balance des solos à la guitar hero avec un son complètement fou et distordu, c’est ce qui excite le public. On n’est pas dans le son pur », commente Aymeric Kroll.

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L’envie d’aller plus loin

De leur côté, ses acolytes ne manquent pas d’engagements : Fassara Sacko, pur produit des maquis de Bamako, retrouve aussi Mamoutou Diabaté dans un club de la capitale, tandis qu’Ibrahima Sarr et Adama Coulibaly, qui a enregistré sous son nom un album produit par Salif Keita et accompagné dans le passé son compatriote koriste Ballaké Sissoko, font équipe pour de nombreux mariages.

Les moments passés tous ensemble, en dehors des tournées, sont donc rares, mais productifs. Avec toujours, de la part de chacun des membres, l’envie d’aller plus loin, de sortir de sa zone de confort, à l’image de la chanson Bamako : « Du doo-wop avec un groove à la Amy Winehouse », décrit Aymeric Kroll. Joué et chanté par des Maliens, avec des instruments traditionnels amplifiés.

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