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Affaire PPDA : Cette référence à sa défunte fille Solenn, terriblement glaçante, dans le récit d’une plaignante

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Affaire tentaculaire, le dossier Patrick Poivre d’Arvor revient une nouvelle fois dans la lumière après le récit d’une femme, l’écrivaine Bénédicte Martin. Romancière à succès, elle a fait face à l’animateur passionné de littérature. Sa parole retranscrite dans les pages de « Libération » est d’autant plus sidérante qu’elle fait surgir le nom de la fille décédée de l’ex-star de TF1.

Terrible par les faits décrits et vertigineuse par l’ampleur qu’elle continue de prendre, l’enquête sur Patrick Poivre d’Arvor a refait la Une du quotidien Libération ce 20 septembre 2022. Au mois de juillet dernier, l’enquête visant l’ex-animateur star de TF1 avait changé d’approche, les juges analysant désormais les accusations de viol qui lui sont reprochées dans leur ensemble pour déterminer leur éventuel caractère sériel, qui permettrait de contourner leur prescription. Les nouveaux témoignages dévoilés par Libération s’inscrivent dans le portrait présumé de cet individu. Face à ce dossier brûlant, l’homme de 74 ans accusé par une trentaine de femmes de viols, d’agressions et/ou harcèlement sexuels nie tout et a porté plainte en retour pour dénonciation calomnieuse.

Bénédicte Martin, journaliste et autrice de 44 ans, a souvent parlé du comportement de celui qu’on surnomme PPDA. Mais jamais elle n’a été prise au sérieux, tant son attitude semblait connue et dédramatisée. A la lumière des accusations dont il fait l’objet aujourd’hui, sa parole fait un écho différent. L’homme n’est plus le présentateur qui s’invite dans tous les foyers avec son JT, mais est aujourd’hui représenté comme un prédateur, ami avec un autre homme à scandales, Nicolas Hulot. Dans Libération, le récit de l’écrivaine est d’autant plus glaçant qu’il fait apparaître le nom de la fille décédée du journaliste, Solenn, qui s’est suicidée à 19 ans. Un témoignage qui fait partie de la plainte qu’elle a déposée le 12 septembre contre PPDA pour une agression sexuelle qui serait survenue en novembre 2003 dans le bureau de l’animateur.

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Lors d’une entrevue comme il a pu souvent en faire d’après les plaignantes et alors qu’elle connaît le succès avec son premier ouvrage Warm Up, Bénédicte Martin s’est retrouvée dans une salle isolée. Patrick Poivre d’Arvor échange sur l’anorexie mentale dont souffrait sa fille et qu’il décèle chez son invitée. Il lui dit alors. « Vous me faites penser à Solenn. Les filles anorexiques sont souvent très intéressantes, très sensibles. J’aimerais vraiment vous aider à vous alimenter« , aurait-il dit selon le souvenir de la plaignante. Alors qu’il la saisit brutalement pour l’agresser sexuellement en lui faisant une clef de bras et l’embrassant avec son « haleine épouvantable« , elle réussit à s’extraire en prétextant préférer une autre rencontre pour être soi-disant plus disposée à répondre à ses désirs. Elle a réussi à s’enfuir.

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Rien ne change alors

Après cette rencontre traumatisante, Bénédicte Martin réalise peu à peu que l’attitude de l’animateur ne choque personne et est connue de tous. Editée chez Flammarion, elle en parle avec Frédéric Beigbeder qui dédramatise tout de suite et transforme en « adoubement » ce qu’elle a vécu comme un viol. Bienvenue au Moyen-âge. Une autre figure de la maison en rajoute une couche en apprenant l’histoire, Michel Houellebecq. « Rien ne change alors« , dit-il en découvrant ce qui apparaît comme une anecdote de plus à propos de PPDA. Même son attachée de presse balaie d’un revers de main la gravité de ce qu’elle décrit, expliquant que c’est comme un « passage obligé ». Interrogé à ce propos par Libération en septembre 2022, l’influent Frédéric Beigbeder admet que la réputation de séducteur lourd était bien connue, mais « ignorait les viols« .

En 2005, Bénédicte Martin recroise Patrick Poivre d’Arvor dans le lobby d’un hôtel. Ce dernier se souvient des circonstances de leur précédente entrevue mais n’ont pas vécu la même chose manifestement. Il lui propose de reprendre leurs ébats « là où ils étaient« , alors qu’elle a un enfant endormi sur ses genoux. Réveillé soudainement, il crie, comme ce qu’aurait pu faire intérieurement l’écrivaine. Depuis, l’écrivaine a poursuivi sa carrière et est devenue mère en 2007 d’un garçon, Clotaire, né de son couple avec Jean-Paul Rouve dont elle est aujourd’hui séparée.

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Les témoignages se succèdent dans l’affaire PPDA et chacun possède son lots d’horreurs, entre répétitions des situations et détails glaçants. L’idée qu’il ait pu parler de l’un de ses enfants – il a en 7 – Solenn, lors de ses échanges avec les présumées victimes, montrerait à quel point il a pu normaliser ses actes, les inscrivant dans une banalité sidérante. Une autre femme citée par Libération raconte ainsi comme elle a été invitée à visiter son bureau et à voir la photo de sa fille qui y est encadrée. Avant de dire y avoir été violée.

Patrick Poivre d’Arvor est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à la clôture définitive du dossier.

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