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ONU : le vibrant plaidoyer de Macky Sall en faveur de l’Afrique

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Macky Sall, chef de l’Etat sénégalais et président en exercice de l’Union africaine, a pris la parole hier mardi 20 septembre, lors de la grande messe diplomatique annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU, qui a repris après deux ans de perturbations dues à la Covid-19, en présence de 150 Chefs d’État et de Gouvernement du monde entier. 

Deuxième à prendre la parole

Cette première journée est habituellement consacrée au discours du président américain en tant que dirigeant du pays hôte du siège des Nations unies. Exceptionnellement, Joe Biden a cédé sa place à d’autres dirigeants. Deuxième dirigeant après le leader brésilien à prendre la parole lors de cette grand-messe diplomatique annuelle, le passage de Macky Sall mérite d’être souligné. 

Plaidoyer pour le financement de l’adaptation 

Macky Sall a appelé dans son intervention les pays riches à financer l’adaptation des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique. 

« Depuis notre dernière session le monde est devenu dangereux et plus incertain. L’Afrique ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide. La négociation et la discussion sont les meilleures armes dont nous disposons pour promouvoir la paix », a déclaré le dirigeant sénégalais et président en exercice de l’Union africaine, en référence à la guerre d’influence que se livrent la Russie et les pays occidentaux sur le continent.

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« Je viens a vous, tenant a la main droite,un rameau d’olivier;a la main gauche,un fusil,faites que la fleur ne me tombe pas des mains! », a-t-il poursuivi. 

Le président Sall a par ailleurs appelé à la réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, prônant une représentation plus équitable des réalités nouvelles et l’assouplissement des règles d’accès au crédit, afin de mettre fin au « paradoxe des ressources disponibles, mais non accessibles ».

Il a aussi appelé à la lutte contre les flux financiers illicites qui font perdre à l’Afrique entre 30 et 60 milliards de dollars par an, « un préjudice supérieur au montant de l’aide publique au développement », a-t-il souligné. Il a en outre affirmé que « si l’Afrique percevait la juste rémunération de ses ressources, et si elle recouvrait seulement l’équivalent de 17% de ses avoirs frauduleusement placés à l’étranger, elle pourrait solder la totalité de sa dette et financer, par elle-même, ses besoins de développement »

La place de l’Afrique au G20 et au conseil de sécurité de l’ONU 

Macky Sallprésident de l’Union africaine, n’a pas manqué de réitérer son appel à l’octroi d’un siège à l’UA au sein du G20; il a également plaidé pour plus de voix pour le continent au Conseil de sécurité de l’ONU. 

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Sall défend le Zimbabwe 

Cette tribune a également servi à appeler à la fin des sanctions contre le Zimbabwe car « ces mesures sévères continuent de nourrir un sentiment d’injustice contre tout un peuple, et d’aggraver ses souffrances en ces temps de crise profonde ». 

La question du terrorisme 

Sur la question du terrorisme, il a voulu passer également un message: «Le terrorisme qui gagne du terrain sur le continent n’est pas qu’une affaire africaine, c’est une menace globale qui relève de la responsabilité première du Conseil. Ainsi, invitons-nous le Conseil à mieux s’engager avec nous dans la lutte contre le terrorisme en Afrique avec des mandats plus adaptés et des moyens plus conséquents», a affirmé M. Sall. 

Guerre en Ukraine

Sall a estimé que le dialogue doit prédominer dans la crise en Ukraine et l’Afrique refuse d’être «le foyer d’une nouvelle guerre froide mais un pôle de stabilité ».

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