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Moffou, l’album culte de Salif Keïta réédité pour ses 20 ans

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Vingt ans déjà, et pas une ride. Moffou est rapidement devenu un classique de la grande discographie de Salif Keïta, un bijou qui doit beaucoup à sa qualité de production. Tout a commencé par hasard, « une histoire incroyable » raconte t-il.

Après avoir perdu une partie de son public au Mali dans les méandres synthétiques de la musique du monde, Moffou a réussi à satisfaire à la fois ses fans à la maison et les néophytes qui ont découvert sa voix exceptionnelle.

Salif est devenu une légende au tournant des années 1970, au lendemain de la décolonisation, en intégrant les deux orchestres qui dominaient la scène afro-jazz-funk épicée de salsa, le Rail Band et les Ambassadeurs, avant de publier un Mandjou initiatique enregistré en Côte d’Ivoire à la fin de la même décennie, puis un sublime Soro en 1987. Sans aucun doute, quinze ans plus tard, Moffou a remis Salif Keïta sous les projecteurs.

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À l’époque, le sprite de 50 ans venait de poser les premières pierres de l’hôtel-club Moffou, qui a ouvert ses portes en 2002, tout comme le Mali accueillait l’AFCON (Coupe africaine des Nations) avec style.

« C’est plus qu’une simple salle de concert. Il enseignera également la musique, avec des cours, et d’ici un an, il devrait y avoir un studio d’enregistrement. Je veux que mes compatriotes bénéficient de mon expérience acquise au cours des vingt dernières années à l’étranger, pour donner aux plus jeunes l’occasion de se réapproprier leurs traditions, de faire quelque chose d’utile », a confié Salif Keïta à l’époque.

« Moffou », une petite flûte rurale dont le son aigu est utilisé pour faire voler les oiseaux des champs, est le titre de cet album. « J’ai choisi cette image parce que je veux que nous redétrions le chemin de notre tradition, sans nécessairement être tournés vers l’arrière. En le réinterprétant avec notre sauce, avec nos événements actuels », a résumé Salif, surnommé le Caruso du Mali.

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D’où le « son des racines, mais très sophistiqué », d’où les chansons d’amour, comme le duo avec le Cap-Vert Cesária Évora qui ouvre l’album, semble évident et a tout le point d’un succès d’été 2002.

Moffou, un retour à soi-même et un bond en avant simultané, envers les autres, deviendrait « un énorme succès, l’un de nos meilleurs succès artistiques et commerciaux », (350 000 albums vendus à ce jour, dont 140 000 en France).

L’album a d’abord bénéficié du remix de « Madan » de Martin Solveig, « Mais en fin de compte, c’est la version originale qui a repris l’écoute et les ventes », dit Jean Lamoot. Alors oui, une reedition est évident pour ses 20 ans d’existence.

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