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Algérie: 49 personnes condamnées à mort pour lynchage

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En Algérie, un tribunal a condamné à mort, jeudi 24 novembre, 49 personnes pour avoir lynché un homme en 2021, accusé à tort d’être l’instigateur des incendies ravageurs en Kabylie. Ces peines devraient être commuées à la réclusion perpétuelle en raison d’un moratoire sur les exécutions, a rapporté l’agence officielle algérienne APS.

Algérie: La justice condamne 49 personnes pour lynchage

Les prévenus qui comparaissaient devant le tribunal de Dar Al-Beida, dans la banlieue est d’Alger, la capitale de l’Algérie, étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’accusations notamment:« actes terroristes et subversifs contre l’Etat et l’unité nationale » et « homicide volontaire avec préméditation », selon l’accusation.

Au-delà de ces personnes qui ont purgé la peine de prison à vie, vingt-huit autres prévenus poursuivis dans le cadre de cette affaire, ont été condamnés à des peines allant de deux à dix ans de prison et 17 autres ont été acquittés.

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Djamel Bensmail brûlé vif

C’est une affaire qui avait créé une onde de choc en Algérie. Djamel Bensmail, un homme nommé Djamel Bensmail qui s’était porté volontaire dans le village de Larbaa Nath Irathen, dans la préfecture de Tizi Ouzou (nord-est), pour aider à éteindre les feux de forêt qui avaient fait 90 morts en moins d’une semaine en août 2021, a été pris pour cible par des populations déchaînées.

Ce dernier avait été désigné par les réseaux sociaux comme responsable des incendies. L’homme âgé de 38 ans, s’était rendu à la police après avoir su qu’on le soupçonnait d’avoir allumé le feu à la forêt. Dans les images relayées par les réseaux sociaux, on peut apercevoir Djamel Bensmail extirpé par la foule du fourgon de police qui le transportait.

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Ce dernier a été frappé ensuite et brûlé vif par plusieurs personnes alors que des jeunes prenaient des selfies devant le cadavre.

Ces faits avaient soulevé des vagues d’indignations à l’époque notamment au niveau des organisations des droits de l’homme.

« Les scènes du lynchage et de l’immolation du présumé pyromane, alors qu’il s’agissait d’un jeune artiste venu prêter main-forte aux sinistrés sont choquantes », avait jugé la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH).

Amnesty International de son côté avait appelé les autorités à « envoyer un message clair que cette violence ne sera pas tolérée ».

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