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Qui est Vogue By Malek ? Portrait d’un créateur de contenu à suivre de près !

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Il est 18 heures lorsque je rejoins Malek à Paris, dans le IIIe arrondissement. Installé à une terrasse, impossible de ne pas le reconnaître. En cette fin de mois de juillet 2023 au cours duquel la pluie et le ciel gris minent les parisiens, le créateur de contenu et son ensemble de survêtement aux couleurs vives viennent égayer ce coin de rue.

Deux cafés commandés plus tard, le jeune homme de 27 ans m’explique d’emblée qu’il n’a pas choisi ce lieu de rencontre au hasard. Le Café Charlot compte parmi ces établissements qui ont une histoire à raconter. Mosaïque et carrelage blanc, ventilateur d’antan au plafond, cette ancienne pâtisserie a vu son décor préservé, y compris la façade, avant de devenir un restaurant. Un café à l’âme parisienne palpable qui a servi de point de repère et surtout de première terre d’accueil pour Malek. « Mes premiers instants à Paris, c’était ici, à Fille du Calvaire, au Café Charlot. C’est un café qui m’a beaucoup marqué et qui représente la capitale pour moi. C’est ici le début de ‘Vogue by Malek’, donc je tenais à lui rendre hommage ». Un joli clin d’œil à cette adresse qui en dit déjà long sur la bienveillance de cet artiste qui enchaîne d’ailleurs en se remémorant comment il est parvenu à se faire connaître sur les réseaux sociaux.

« Je suis devenu influenceur en 2019, en Algérie. J’ai commencé à gagner en popularité là-bas parce que c’est un pays très connecté. Je commençais à être partagé par des gros influenceurs avec des millions d’abonnés et c’est ce qui a mis la lumière sur moi », se souvient-il.

« Le contenu qui m’a fait dire que j’étais devenu un créateur de contenu, je pense que c’est mes walks sur des sons de rai »

Musique, mode, bonnes adresses… Il faut dire que sur Instagram et sur TikTok, les deux réseaux sociaux où il est le plus actif, Malek partage avant tout ce qu’il aime, peu importe si plusieurs univers se confondent… Un attrait affirmé et revendiqué pour plusieurs formes d’art qui fait sa force et qui explique pourquoi la communauté de l’influenceur, les vogue people, viennent de tout milieu.

Une « safe place » en ligne où ses abonnés savent qu’ils sont compris… Et si certains ont atterri sur le feed du créateur de contenu grâce à la visibilité dont il a beneficié en étant partagé par des influenceurs aux millions d’abonnés, l’autre grande majorité des followers de Malek est certainement tombée sur son profil unique en scrollant Instagram avant d’être soudainement intriguée par l’un de ses « walks ». Des courtes vidéos où le jeune homme défile dans la rue de Paris vêtu de looks très pointus. Un concept qui a participé à lancer sa carrière en ligne.

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« Les publications qui m’ont fait dire que j’étais devenu un créateur de contenu, je pense que se sont mes walks sur des sons de raï », analyse le chanteur au cours de notre entretien avant de mentionner un défilé au jardin du Luxembourg sur le titre Chebba de Cheb Khaled. Une publication qui combatilise près de 100.000 vues. Un engouement qui lui a permis de signer en agence chez Soeurette production en 2020.

« Tout le monde n’a pas l’opportunité de se rendre à un défilé de fashion week »

Des défilés sauvages que l’homme continue évidemment de publier régulièrement sur ses réseaux sociaux. Et bien souvent, ce sont ses posts dans les quartiers populaires de Paris qui font le plus de bruit sur la Toile. Des zones de la capitale où il n’a pas peur de se rendre. Pour preuve, Malek me raconte l’œil brillant sa première vidéo  en train de défiler en talons hauts à Chatelet-Les-Halles : « J’ai eu une adrénaline, une excitation folle. Des montagnes russes… je ne savais pas ce qui allait se passer ».

Une appréhension qui n’a jamais poussé l’artiste à faire marche arrière, pas même à Barbès : « Il y en a qui m’ont dit que c’était un manque de respect, mais non je défile pas tout nu. J’avais une tenue très pointue. Mon rapport à ma culture est fort. Il est dans le respect total. Le fait d’apporter de l’art et de la mode dans un quartier réputé pour accueillir une forte concentration d’immigrés et notamment d’algériens, ça me fait plaisir. Sans compter le fait que tout le monde n’a pas l’opportunité de se rendre à un défilé de fashion week. »

Une philosophie qu’il applique également dans son pays natal : l’Algérie. « Il ne faut pas confondre ouverture touristique et ouverture d’esprit », estime-t-il.

« C’est une terre qui s’est toujours battue pour ses idées. C’est une terre qui m’a toujours propulsé. Je pourrais jamais faire sans l’Algérie, j’ai des étoiles dans les yeux quand je parle de ce pays ». Un attachement à ses racines si profond qu’il n’était pas question pour lui de se priver d’y défiler et de sortir ses plus belles pièces.

« Le jour de l’aïd, c’était le MET Gala de ma mère »

Tenue pailletée, escarpins, bustier, costume vintage, baggy, imprimé, transparence… Si Malek a autant de facilier à jouer avec les codes de la mode en affichant un style tantôt rétro, tantôt futuriste, c’est aussi parce que depuis tout petit, la mode fait partie de sa vie : « Ma mère ne voulait pas que ses enfants soient habillés comme les autres. Le jour de l’aïd, c’était le MET Gala de ma mère », me lance-t-il amusé pour étayer son propos. Une faculté à considérer le regard des autres comme un moteur et non une source de gêne qu’il doit donc à celle qui lui a donné la vie. Une vogue maman qui a toujours veillé à ce que son fils comprenne que les vêtements ont un sens, et que pouvoir s’habiller comme on le souhaite chaque matin est une chance qu’il faut saisir. « On dit toujours que la musique adoucit les mœurs, je pense que la mode fait la même chose. Il faut se faire confiance et s’habiller comme on veut. C’est puissant, tu peux changer les choses avec la mode. C’est un engagement ».

Un attrait pour la mode qui le pousse à viser toujours plus haut : « Je veux défiler pour Balenciaga, Gucci, Diesel, Casablanca. Je pense pouvoir apporter à ses marques quelque chose d’unique ». Un objectif qu’il touche déjà du bout des doigts en collaborant d’ores et déjà avec de belles enseignes comme Nike ou encore H & M… Et parce que rêver ne lui fait résolument pas peur, le top model des rues de Paris et d’Alger me confie aussi que l’ouverture d’une boutique de vêtements « Vogue By Malek »  fait partie de l’un de ses buts ultimes… Ça, et évidemment, la musique. La première passion de sa vie.

« J’ai toujours su que je voulais faire de la musique »

À ce propos, lorsqu’il évoque le quatrième art au cours de notre entretien, Malek dévoile une facette de sa personnalité beaucoup plus sensible et vunérable. Et pour cause, sur Instagram, l’homme de 27 ans est également connu pour ses covers. Un type de contenu qu’il n’a pas toujours proposé sur ses réseaux sociaux : « J’avais tellement peur que ça ne plaise pas parce que je suis tellement passionné par la musique… », m’avoue-t-il.

Pourtant, déjà très jeune, Malek savait qu’il était fait pour être chanteur : « J’ai cultivé et travaillé mon image sur les réseaux justement pour arriver à faire de la musique et avoir de la visibilité. J’ai retardé l’échéance, mais c’était réfléchi ».

Pour Malek, l’heure est désormais venue d’embrasser la carrière donc il a toujours rêvé : « Là, je vais sortir mon vrai premier son en octobre. J’ai trop hâte. Il y aura du français et de l’arabe algérien, ce sera un morceau pop accompagné d’un clip », nous révèle l’influenceur.

Inspiré par des artistes comme Lolo Zouaï ou encore Saint Levant qu’il surnomme affectueusement « les Algériens du futur », le créateur de contenu entend bien continuer à faire ce qu’il aime en s’affranchissant de toutes les étiquettes imposées par l’industrie de la mode et de la musique. Ce qu’on peut lui souhaiter ? « Avoir un titre nominé au NRJ Music Award, monter les marches du Festival de Cannes, être invité au MET Gala ». En somme, être « un artiste qui vit et qui VOGUE ».

Un créateur de contenu inspirant que Public.fr continuera à suivre de très près…

Lisa Ziane

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