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Romane Bohringer abandonnée par sa mère à 9 mois : « Je me suis demandée si elle m’avait aimée »

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À coeur ouvert pour parler de son travail d’artiste intimement lié à sa vie dans « Le Monde », Romane Bohringer aborde l’abandon de sa mère alors qu’elle n’était qu’un bébé. Une blessure qui ne l’a pas empêchée de grandir, élevée par son papa Richard, mais qui reste présente en elle…

Proche de son père à qui elle ressemble tant, Romane Bohringer évoque l’autre figure parentale, sa mère, dans une émouvante interview pour Le Monde. Alors qu’elle incarne sur les planches une mère en proie à des questionnements existentiels dans Respire, elle s’épanche sur son propre rapport à la maternité. Mère de deux enfants qu’elle élève en « sépartement » avec son ex-Philippe Rebbot, la comédienne et réalisatrice évoque alors sa propre relation avec sa mère, qui l’a abandonnée quand elle avait seulement 9 mois.

Quand Romane Bohringer aborde sa mère, Marguerite Bourry dite Maggy Bohringer, née à Saïgon d’un père corse et d’une mère vietnamienne, au quotidien Le Monde, elle allume sa cigarette qui se consume délicatement quand elle dit de sa mère : « Elle-même avait été abandonnée. Je viens d’une lignée d’abandon. » Comment grandir sans mère ? Romane Bohringer est à la fois lucide mais pas amère : « C’était hyper insécurisant, mais je n’en ai jamais voulu à ma mère. J’en ai tiré une force, un enthousiasme. » L’enfant Romane a donc été élevée par son père Richard et distingue deux périodes dans son enfance. Une vie qu’on pourrait qualifiée de tendrement « bordélique » jusqu’à ses 9 ans, avec son papa artiste, « qui a fait ce qu’il pouvait et ne s’en est pas trop mal sorti« , grâce notamment à une arrière-grand-mère qui veillait au grain.

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Puis, entre 9 et 16 ans, elle vit avec Richard Bohringer et sa compagne Astrid qu’il rencontre en Savoie. Elle a déjà un garçon et le couple aura deux autres enfants. marié le 26 avril 1986 Richard Junior et Lou, née en 1989. Sa vie familiale devient alors plus posée et stable, ce qui ne l’empêche pas de suivre son père partout sur les routes des tournages et des tournées : « Ce sont mes plus beaux souvenirs d’enfance, ces familles adoptives, les grandes tablées d’artistes, les techniciens, le monde des adultes. Je pleurais à chaque fin de tournage, l’idée de retourner à l’école me terrassait. » Alors c’est en tant qu’actrice qu’elle finira par affronter ses peurs et devenir la femme épanouie d’aujourd’hui.

Pour autant, l’absence de la mère n’est pas oublié et ressurgira quand l’artiste aura des enfants. Rose en 2008 puis Raoul deux ans plus tard, nés de son couple avec Philippe Rebbot. « J’ai longtemps été muette par rapport à ce qui m’était arrivé. Quand j’ai eu mes enfants, je me suis demandé si j’avais compté dans la vie de ma mère, si elle m’avait aimée. » Des questions qui ne l’empêchent pas d’avancer, mais qu’elle garde toujours en tête et qui ont certainement une conséquence sur ses doutes en tant que maman et sa capacité à bien les élever. « Etre parent rend tellement vulnérable. Je suis pétrie de culpabilité, je me demande tout le temps si je fais bien, cette peur de ne pas être à la hauteur me fatigue. » Mais au regard du mode de vie qu’elle a mis en place après sa séparation du père de ses enfants et qu’elle a porté à l’écran, grand puis petit, avec l’amour flou, le constat est sans appel. C’est une réussite.

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Un schéma de colocation entre parents séparés qui fonctionne mais qui n’est pas immuable. En couple avec un homme qui habite dans un studio du même immeuble, elle sait qu’un jour, il faudra peut-être changer. En attendant, on verra et Romane Bohringer, qui sait que la vie peut faire tout basculer, savoure ce qu’elle a.

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